Chroniques du val de Sombrelune

Chapitre 1 : Le dernier espoir de Nid-du-Faucon (partie 4)

30 Arodus 4707 : 

Lorsque je me suis levé, le soleil était déjà au zénith, la nuit dernière m'a laissé à bout de force. Je crois que je vais passer la journée à me reposer et à écrire. 

30 Arodus 4707 – Deuxième entrée : 

J'ai passé la fin de la journée avec mes compagnons d'aventure et nous avons partagé nos gains. 1 pièce d'or naine et 3 faucons d'argent chacun, la dernière pièce d'argent est allé à <> pour la perte de son fils, Savram et nous avons offert la dernière pièce d'or à Maitre Jack. En retour ce dernier nous a offert de nous loger sans frais pour les semaines à venir et nous a invité à profiter des ses crêpes à volonté.

Je pense que je vais rester en ville encore quelques jours, peut-être que j'entendrais quelques rumeurs d'emploi dans le reste du Val. De plus la prochaine pleine-lune se rapproche, je pourrais mesurer la présence de lycanthropes par moi-même et peut-être essayer cette nouvelle lame en argent. 

31 Arodus 4707 : 

Hinanodel est partie ce matin pour le camps de bûcheron, je crois qu'elle souhaitait faire tanner la peau du worg par le rôdeur.. Rohddam je crois. Reedus et Peck sont aller voir Lorell, je ne sais pas trop pourquoi. Quand à moi je vais me promener un peu en ville, poser des question, écouter les rumeurs… je voudrais bien savoir qui a empoisonné ce puits et pourquoi. Je dois également préparer mon départ, peut-être quelqu'un aura-t-il entendu parler d'une autre communauté ayant besoin d'aide ou disposant d'un tableau des primes.

31 Arodus 4707 – Deuxième entrée :

Rien… je n'ai rien trouvé. La plupart des villageois pensaient que ce champignon s'était retrouvé là par hasard quant aux autres il n'ont pas la moindre idée de qui aurait pu faire une chose pareille ou pourquoi. Quant aux pistes d'emplois, ce n'est guère mieux : on m'a indiqué que le Consortium recrute régulièrement des gros bras ou des chasseurs, pour des missions ponctuelles ou non et qu'un certain demi-orque du nom de Kabran Œil-sanglant recrute parfois des hommes pour des affaires un peu louches… Rien de convaincant.. Je me dirigeais donc vers Olfden. C'est la seule ville importante de la région et le consortium s'y trouve également, si je ne trouve rien là-bas d'ici la prochaine lune, je quitterais le Val de Sombrelune.

En attendant, j'ai appris que Peck et Reedus ont trouvé du travail auprès de Lorell, cette dernière recherche toujours des ingrédients pour ses concoctions. Rien d'aussi dangereux que ceux du brouet d'Aracia, bien sûr, mais elle n'a pas le temps d'aller vadrouiller dans les environs à la recherche de composants. Cependant ni Peck ni Reedus ne savent identifier les plantes qu'elle recherche. Je me suis donc proposé de les accompagner et de les aider, en échange ils se sont engagés à partager avec moi leur connaissances en matières de créatures magiques , de symboles ésotériques et d'exploration souterraine.

1 Rova 4707 : 

Nous sommes partis tôt ce matin vers la lisières de la forêt, c'est là que nous aurons le plus de chance de trouver de l'armoise et peut-être, si la chance nous sourit, quelques pieds de Fleur-de-Lune. Voyager avec ces camarades, sans danger de mort imminent permanent, s'est avéré être une riche expérience, j'ai appris bon nombre de choses grâce à eux mais également sur eux. Reedus est une véritable source de savoir et il fait preuve d'une curiosité totale concernant tout ce qui touche à l'alchimie. Peck quant à lui est beaucoup plus discret mais j'ai appris qu'il avait une famille, ici, à Falcreux. Il se masque pour se meler à la foule et troquer les babioles qu'il fabrique contre de la nourriture et des objets de première nécessité.

1 Rova 4707 – Deuxième entrée : 

Le soleil va bientôt commencer à se coucher, nous en avons terminé pour aujourd'hui. Peck et Reedus sont en train de rentrer en ville pour la nuit. De mon côté, je vais passer la nuit dehors, le temps est calme et le ciel dégagé, une nuit idéal pour rendre hommage à la Grande Rêveuse et admirer son oeuvre dans la voûte céleste, c'est également une excellente opportunité d'étudier de plus prêt les rapaces nocturnes de la région.

2 Rova 4707 : 

La nuit s'est déroulée sans accroc, le temps s'est maintenu jusqu'au petit matin et la température est restée très plaisante. Le temps de prendre un rapide repas et je répondrais mes camarades prêts de la sortie de la ville pour une seconde journée de récolte et de partage de savoir.

2 Rova 4707 – Deuxième entrée : 

Cette seconde journée a été encore plus fructueuse que la précédente, la Déesse nous a même gratifié de quelques pousses de Fleur-de-Lune. J'ai appris tout ce que je pouvais de mes camarades mais plus que de simples connaissances scolastiques, j'ai également appris à les connaître encore un peu plus. Je pense que cette petite expédition à renforcer les liens forgés par notre aventure précédente. Dommage qu'Hinanodel n'est pas été là, elle aussi, j'aurais aimé en apprendre plus sûr elle également. Le voyage me paraitra bien silencieux lorsque je quitterais Falcreux.

2 Rova 4707 – Troisième entrée : 

Hinanodel est rentrée dans la soirée, vêtue d'une superbe cape en peau de Worg. Son voyage a visiblement été fructueux, j'ai appris à table que Rohddam lui avait appris l'art du tannage afin qu'elle puisse elle même traiter la fourrure de Grise-Fourrure. Après le repas nous sommes aller voir Lorell avec nos trouvailles. Elle nous à proposer divers thés, onguents et autres cataplasmes, rien de vraiment intéressant mais les connaissances que j'ai acquises en valait largement la peine. Demain sera mon dernier jour à Falcreux, je partirais le 4 au matin pour Olfden afin d'être sur place pour la prochaine pleine-lune.

3 Rova 4707 :

J'ai visité le bas-marché ce matin, ces pauvres gens vivent vraiment dans la misère. Les produits qu'on y trouve sont périmés ou de piètre qualité, il ne s'agit de rien de moins que des restes et des rejets du haut-marché. J'ai aperçu Reedus se faufilant furtivement entre les étales, cet homme-rat a décidément un don pour la discrétion.. et une curiosité débordante.

3 Rova 4707 – Deuxième entrée : 

Quelque chose de bizarre s'est produit aujourd'hui, un groupe d'aventuriers se trouvait à l'auberge de Maitre Jack. Un halfelin musicien (peut-être un des ces 'bardes' dont on prétend que leur musique est emplie de magie), une humaine en armure légère, un guerrier demi-orc armé d'un énorme cimetière et un mage elfe dont la robe arborait des broderies aux motifs célestes. Je crois que le petit halfelin a mentionné 'la Chantétoile' ; probablement des compères voyageurs. Ils sont partis en début d'après-midi pour une expédition mystérieuse. Le mage a eu un comportement bizarre en voyant Hinanodel et lui a marmonné quelque chose avant de partir. Étrange.. Je pourrais peut-être rester à Falcreux jusqu'à leur retour et passer la pleine lune ici.. mais j'ai hâte de repartir sur les routes et de reprendre mon voyage.

Enfin, nous verrons..

PS:
Une foire est arrivée en ville peu après notre retour à Falcreux, mes camarades et moi avons décidé d'aller y faire un tour pour célébrer ce qui sera probablement mon dernier jour en ville.

3 Rova 4707 – Troisième entrée : 

Cette foire était vraiment intéressante. Je rencontre régulièrement des artistes itinérants sur les routes mais je n'ai que rarement l'occasion de les voir à l'oeuvre. Je n'avais jamais vu autant de curiosités au même endroit : une fille cracheuse de feu et capable d'avaler des sabres, une fille avec une tête de chien, des marionnettistes, un prestidigitateur et même des fusées d'artifice. Ce fut une soirée des plus divertissante qui s'est achevée autour de quelques pintes chez Jack.

Ces gens me manqueront, cela ne fait aucun doute. J'espère qu’un jour les étoiles me feront à nouveau passer par ce village.

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Chapitre 1 : Le dernier espoir de Nid-du-Faucon (partie 3)

29 Arodus 4707 – Troisième entrée : 
Une fois que nous en eurent fini avec Grise-fourrure et cet aile du monastère, Peck et moi avons décidés de fouiller le petit bureau derrière nous. Hinanodel et Reedus sont retournés à la tour libérer Gurtlekep et rassembler nos affaires. Dans un tiroir sous une cavité dérobée,nous avons trouvé un livre nain et 5 pièces maines en or. Le livre semble être un livre de prière standard, en première page se trouve le même symbole que dans la nef, la flamme sous l'arche. Il y a également quelques annotations mais elles sont difficiles à déchiffrer. L'une d'elle dit : "Torag n’est plus digne de notre adoration, seul Droskar peut nous sauver de l'échec du roi Garbold.". Je ne serais pas surpris d'apprendre que ce monastère n'a pas été simplement abandonné mais que quelque chose de plus sombre s'y est produit.
Hinanodel nous appel, ça à l'air urgent !..

29 Arodus 4707 – Quatrième entrée :
Nous avons dû fuir le monastère à vive allure, une meute de loups était en route pour le monastère. Nous pouvions entendre leurs hurlements monter de la forêt à l'Est. Nous avons rassemblé nos affaires et couru plein Sud vers Nid-de-Faucon. Après une heure à vive allure, nous pensions avoir semé la meute et nous avons décidé de ralentir l'allure pour conserver nos forces. Vers midi nous avons atteint la rivière, sous une pluie battante. C'est là que nous avons commencé à entendre de nouveaux les loups. Sans guet à portée de vue, il nous a fallu traverser à la nage malgré le courant. J'ai toujours été à l'aise dans l'eau et j'ai passé des années à nager dans les rivières et le lac près de mon village natal, j'ai donc décidé de traverser le premier afin de pouvoir attacher une corde sur l'autre rive et simplifier la tâche pour mes camarades.
Peu après ma traversée, Hinanodel entama la traversée avec Bigadin. C'est alors que les loups ont commencé à surgir des bois. Ils étaient au moins quatre. Reedus et Peck les tenaient en respect tout en reculant dans la rivière jusqu'à être acculés. Enfin Hinanodel et le poney reprirent pied permettant à Peck et Reedus de s'encorder avant de trancher la corde derrière eux. Le courant les emporta alors hors de portée des loups mais les tirer à la rive se montra plus difficile que prévu. Bigadin était trop épuisé pour tirer et ni Hinanodel ni moi ne sommes des modèle de force physique. Peck parvint à avancer suffisamment pour atteindre la berge mais Reedus fut rattrapé par un loup. Il s'entama alors une lutte improbable où Reedus, tenant toujours la corde enroulé à son bras finit par se retrouver cramponné sur le dos du loup, à l'abri de sa machoir. Il tenta vainement de maintenir la bête sous l'eau mais n'y parvenant pas, il finit par déclencher l'une de ses bombes. Cette dernière éclata sur lui, projetant des gerbes enflammées sur son pelage, le loup quant à lui fut frappé de plein fouet par l'explosion et le courant emporta son corps sans vie. Avec l'aide de Peck, nous parvinrent à tirer le pauvre Reedus un peu sonné jusqu'à la sécurité de la berge. De l'autre côté, le reste de la meute abandonna la traque et disparu dans les bois.
Nous allons faire une courte pause afin de remettre de cette épreuve puis nous reprendrons la route au moins jusqu'à la lisière de la forêt.

29 Arodus 4707 – Cinquième entrée :
Nous avons dépassé la lisière de la forêt en début d’après-midi, c’était il y a environ une heure. Nous avons jugé nous être suffisamment éloignés pour monter un camp et faire une pause pour manger. Pendant le repas nous avons discuté de la démarche à suivre pour le reste de la journé. Hinanodel semble épuisée par la maladie et son état s’aggrave à vue d’oeil. Le plus sage serait donc de continuer notre marche vers Falcreux jusqu’à la tombée de la nuit, de prendre une nuit de repos et de finir la route au petit matin. Néanmoins Reedus et Peck insistent pour pousser directement jusqu’au village après le crépuscule. Voyager de nuit ne m’a jamais dérangé mais dans notre état la course sera difficile, surtout pour Hinanodel qui peine déjà à respirer. Mais pas moyen de leur faire entendre raison, ces fous préfèreraient partir seuls en nous laissant derrière que d’attendre une nuit. Il ne nous laisse pas vraiment le choix, nous continuerons…

29 Arodus 4707 – Sixième entrée :
Je n’en peux plus, mais Falcreux est tout proche maintenant, on peut apercevoir les lueurs de la villes d’ici. Hinanodel est tombée d’épuisement peu après la tombé de la nuit, qui pourrait lui en vouloir vu son état. Peck a succombé à la fatigue à son tour il y a peu, nous les avons installé tant bien que mal sur Bigadin, mais ce dernier est aussi à bout de souffle. C’est la dernière ligne droite à présent, puissent l’Étoile du Nord me prêter la force de finir ce voyage.

29 Arodus 4707 – Septième entrée :
Un lit.
Enfin….
Nous avons réussi à atteindre la ville et pendant que Reedus aidait Jack à installer nos camarades, j’apportais les ingrédients à Lorell. Il a ensuite fallu que j’aide cette dernière à préparer le remède et à le distribuer… mois qui n’aspirait qu’au repos, j’ai passé le reste de la nuit en ville. Heureusement la nouvelle s’est vite répandue et les gens ont commencés à venir à nous.
Une trentaine de personnes sont mortes en notre absence, mais toutes les autres seront en vie grâce à nous. On ne pouvait pas sauver tout le monde, mais au moins nous avons sauvés ceux qui pouvaient l’être. Kimi, la petite fille qui accompagnait Peck était en sale état, mais elle devrait s’en remettre. Elle ne doit certainement sa vie qu’à la persévérance de Peck à continuer la route de nuit.
Reedus m’a appris que Savram, le fils de l’ermite, n’avait pas eu cette chance et que son père n’avait pas réussi à accepter la réalité.

J'ai.. Nous avons sauvé ce village. La volonté de la Déesse est faite. Maintenant je vais profiter d’un repos bien mérité avant de reprendre les routes, guidé par Sa main.
 

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Chapitre 1 : Le dernier espoir de Nid-du-Faucon (partie 2)

26 Arodus 4 707 :
Tout le monde est épuisé après la rencontre avec le draconide, nous avons passé la matinée à nous soigner, à nous reposer et à nous préparer au mieux pour la suite. Peck ne s'est toujours pas réveillé, ses signes vitaux sont stables mais il n'a toujours pas repris conscience. Dans tous les cas, nous devons avancer, cet après-midi, nous longerons le fleuve jusqu'à arriver à hauteur de la maison de la sorcière.

26 Arodus 4 707 – Deuxième entrée :
Nous avons atteint notre destination, la maison de la sorcière est maintenant plein nord, dans les bois. Cependant nous avons trouvé plus sage de ne pas nous enfoncer dans la forêt de nuit, nous passerons la nuit ici et reprendrons notre route à l'aube. 

26 Arodus 4 707 – Troisième entrée :
Encore une saloperie de serpent, celui là n'avait pas de bras griffus, mais cela ne m'a pas empêché de me mettre au tapis. Il s'est enroulé autour de moi et à serrer ses anneaux si forts que je me suis demandé si j'allais mourir étouffé ou écrasé. Heureusement Hinanodel et Reedus ont réussi à faire fuir cette bestiole avant qu'elle ne puisse finir le travail. S'il existe une déité des serpents, je suis maintenant sûr qu'elle me hait.


27 Arodus 4 707 :
La nuit ayant été courte et fort peu reposante nous avons décidé de prendre un peu de temps ce matin pour nous reposer un peu plus longtemps et nous préparer à reprendre la route. En milieu de matinée, nous avons finalement levé le camp pour tirer vers le nord et la hutte de la sorcière. Nous sommes arrivés sur place pau avant midi. L'endroit est tout bonnement terrifiant. Une clairière s'est formée tout autour de la cabane, comme si les arbres eux-même tentaient de fuir cet endroit. D'ailleurs, les arbres en bordure de la clairière sont pliés vers l'extérieur, comme soufflés par une force terrifiante. La cabane en elle même n'est guère plus rassurante, il s'agit d'un amas de planches pourries et usées, grinçant au rythme du vent. Juste devant la maison se trouve une sorte de petit potager où rien ne pousse hormis quelques épouvantails effroyables. Qui sait quels autres surprise surnaturelles nous attendent à l'intérieur…
Addendum : Ces épouvantails sont certainement ensorcelés, où que je sois leurs yeux semblent se tourner pour continuer à me fixer. Reedus ne les supporte pas, il s'est éloigné de la cabane avec Bigadin et insiste pour nous attendre dehors.

27 Arodus 4 707 – Deuxième entrée :
Bonne nouvelle, nous avons trouvé de la Racine d'Aracia. Mauvaise nouvelle nous l'avons 'emprunté' à une sorcière sans son accord. Nul doute qu'elle nous retrouvera dès qu'elle apprendra la nouvelle. Peut-être sera t'il possible de négocier avec la sorcière pour lui rembourser ces racines. Sinon… J'espère simplement que nous auront eu le temps de sauver le village d'ici là. Et si je dois donner ma vie pour cela, soit, qui sait quel grand voyage m'attend de l'autre côté…
Enfin, je vais tenter de résumer ce qui s'est passé dans cette cabane. Lorsque nous avons tenté de frapper à la porte, cette dernière c'est entrebâillée dans un grincement sinistre mais aucune réponse ne nous est parvenu. Nous sommes donc entrés prudemment, Hinanodel, Peck et moi, tandis que Reedus guettait les environs. L'intérieur était un véritable capharnaüm d'étrangetés. Un fauteuil fait en dents humaines, une tête réduite, une étrange poupée de tissu, un hibou empaillé aux yeux de saphir, un large chaudron rouillé et au milieu de ce fourbi, quelques têtes de Racines d'Aracia. Après une rapide détection de la magie, nous avons repéré deux éléments magiques, la poupée et la tête réduite. Rien de surprenant étant donné que la poupée semblait se déplacer dans la cabane dès qu'elle était à l'abri des regards. Nous avons réussi à identifier les propriétés magiques de ces deux objets : 
Une aura d’illusion émanait de la tête réduite. Elle avait visiblement été enchanté pour reproduire le sort de bouche magique. Ce dernier permet de confier un message à l’objet enchanté qui le retransmettra sous certaines conditions.
Une aura de nécromancie émanait de la poupée, on l’avait apparemment enchantée en y enfermant l’âme d’une personne.
Alors que nous étions en train d'étudier la pièce, la poupée s'est alors mise à nous parler. Elle nous a tout d'abord demandé le but de notre visite, nous avons donc expliqué que nous cherchions la sorcière car nous avions des questions pour elle. La poupée nous a alors répondu que sa maîtresse rentrerait 'bientôt'. N'ayant pas le temps d'attendre nous avons hésité un instant à prendre les racines ou à repasser à notre retour du monastère. Reedus, pris la décision en chaparda discrètement les racines sans que la poupée ne semble le remarquer. Ennuyés par ce larcin, Hinanodel et moi avons décidé de retourner dans la chaumière afin de laisser un message à la sorcière expliquant nos actions. Ce fut une erreur. Alors que nous tentions d'activer la tête afin qu'elle garde notre message, la poupée nous interrompis. Nous avons tenté d'expliquer que nous cherchions seulement un moyen d'informer la sorcière de notre passage mais la poupée nous assura que la sorcière 'saurait où nous trouver'. Avant de nous laissé partir, la poupée nous demanda à tous les deux un cheveux en gage de bonne foi. J'hésitais un instant à lui remettre un poil de Bigadin qui trainait sur ma veste, mais je me ravisais. Si cette sorcière est aussi puissante qu'on le prétend elle nous retrouvera de toute façon. Autant ne pas essayer de la duper, nul doute que cela ne ferait qu'empirer la situation.
Une fois la poupée apaisée, nous sommes partis de cette clairière maudite, en direction du monastère nain.

27 Arodus 4 707 – Troisième entrée :
Nous sommes arrivés au monastère nain. Nous sommes en début de soirée et nous devrions donc avoir le temps de trouver un abri pour la nuit avant que le soleil ne se couche. En route, nous avons trouvé des traces de sabots sur la route qui se dirigeaient vers le Sud-Est. Certains d'entre nous souhaitaient tenter de les suivre pour en apprendre plus mais notre temps étant compté pour sauver Falcreux nous avons finalement laissé ses traces derrière nous et continué notre chemin vers le monastère.
Le bâtiment est vraiment immense. Je ne m'attendais pas à quelque chose d'aussi grand, d'aussi imposant. Les temples de l'Étoile du Nord sont beaucoup plus petits, plus discrets et bien plus ouverts. Les lieux semblent avoir été abandonnés depuis longtemps, et la nature a déjà fortement entamé sa reconquête des lieux. Le monastère est composé d'un grand bâtiment formant vaguement un 'L'. A l'angle opposé se tient une tour de garde et un mur d'enceinte ferme le tout, créant un petite cour, la porte de ce mur est gardée par deux imposante statues naines, une inscription était gravée sur le piédestal de la statue mais il ne reste plus qu'un passage déchiffrable : "Gloire à…". Le mur est en ruine et s'est effondré en de nombreux points, créant de multiples entrées et la porte git grande ouverte, ses battants mordant la poussière. Des herbes hautes ont envahi la cour, masquant la vue. On peut néanmoins apercevoir un puits et au moins deux entrée dans le grand bâtiment. Après cette brève inspection nous avons décidé de ne pas nous aventurer dans le bâtiment principal ce soir. Nous allons tenter de fouiller la tour afin de voir s'il l'on peut s'en servir d'abri pour la nuit.

27 Arodus 4 707 – Quatrième entrée :
Nous sommes entrés dans la tour de guet. Au rez de chaussé, nous n'avons trouvé que quelques caisses déjà pilliés et de nombreuses toiles d'araignée. L'escalier menant à l'étage semblait vieux et branlant mais je m'y suis tout de même aventuré. Ce n'est qu'après une ascension 'accrobatique' que je suis parvenu à atteindre la trappe menant à l'étage supérieur. C'est alors que je me suis rendu compte que nous n'étions pas seuls dans cette tour, huit petits yeux rouges épiaient mes mouvements et avant que je ne puisse prévenir mes camarades, l'imposante masse velue d'une araignée géante se laissa tomber sur ceux qui étaient restés en bas. Hinanodel se retrouva piégée entre la bête et le mur, sans aucune voie de sortie. Peck et Reedus commencèrent à attaquer la créature tandis que j'entamais prudemment la descente des escaliers branlants. Après quelques morsure, d'araignée tenta d'entraver Hinanodel dans de la toile. Arrivé en bas, j'en appelais à la Déesse Étoilée pour m'aider à punir cette infâme créature, tranchant l'une de ses pattes d'un coup redoutable. Il ne fallut qu'un instant pour que les huits yeux ne se tournent vers moi. Peck profita de l'ouverture pour aider Hinanodel à se dégager du piège de toile. Reedus quant à lui continuait à cribler la créature de carreaux d'arbalète. Ensemble, il ne nous fallu que peu de temps pour achever la créature blessée.
Un fois le vil arachnéen mort, Reedus et moi sommes allés fouiller le premier étage. Ce dernier s'est révélé désespérément vide. Nous sommes donc redescendus aider Peck et Hinanodel à sortir le corps de l'araignée et à monter de camps dans la tour. Pendant notre visite de l’étage, Peck a trouvé une superbe épée naine dans les caisses qui trainaient dans au rez-de-chaussé. Maintenant que la tour est sûre, elle fera un excellent abri pour la nuit et une bonne zone de repli en cas de problèmes lors de nos futurs explorations du monastère. Enfin, nous verrons cela demain.


28 Arodus 4 707 :
Au petit matin, nous avons commencé notre visite du monastère. Dans la cour pleine de hautes herbes nous avons trouvé un puit des plus ordinaire. Tout près, dans l'herbe, se trouvait le corps d'un aventurier à moitié dévoré. La Déesse de la Fortune ne sourit pas à tous mais la mauvaise fortune de cet homme fut une chance pour nous. Il portait sur lui une petite potion de soins, une douzaine de faucons d'argent et quelques flèches pour Hinanodel.
Nous avons ensuite décidé de rentrer par la petite porte sur le flanc du bâtiment, mais Reedus lui, s'aventura seul par la grande porte, comptant sur sa discrétion pour rester indétecté. Il fut cependant rapidement rejoint par Peck.
De notre côté, Honanodel et moi même n'avons pas trouvé grand chose. La pièce à notre droite ne semblant pas avoir d'accès de ce côté, nous avons continué notre exploration vers la gauche. Nous avons aperçu un petit bureau dans lequel se trouvaient d'étranges touffes de poils. Préfèrent rester discrets nous avons refermé la porte et continuer notre chemin. Arrivé en face de la grande porte nous avons jeté un oeil dans la grande pièce et aperçu un autel et quelques bancs délabrés, laissant supposer que cette pièce était la salle principale de ce lieu de culte.
Reedus et Peck nous rejoignirent peu de temps après. Reedus porté désormais une cape naine qui s'adaptait donc assez bien à sa taille. Ils nous expliquèrent alors que deux des petites pièces de ce couloir était fermées (l'une verrouillée et l'autre bloquée par quelque chose à l'intérieur). Quant à la dernière pièce au fond du couloir, il s'agissait d'une ancienne bibliothèque en ruine. La plupart des ouvrages étaient tombés en poussière depuis longtemps. Ils avaient néanmoins réussi à trouver un livre que le temps avait épargné : un recueil de prière à Torag. A l'intérieur, entre deux pages, se tenait un parchemin qu'ils indetifièrent comme un sort de protection contre le mal. Reedus de son côté avait mis les pattes sur deux plaque métalliques couvertes d'inscriptions en langue draconique. Il faudrait que je songe à les étudier à l'occasion, peut-être parviendrais-je à en tirer quelques informations.
Maintenant que nous sommes tous là, nous allons pouvoir entrer dans la nef.


28 Arodus 4 707 – Deuxième entrée :
Nous avons encore frôlé la mort… 
Nous sommes entrés dans la pièce principale. A l'intérieur, nous avons trouvé une sorte de nef. Au milieu de celle-ci se trouvait un autel, une énorme enclume (le symbole de Torag) saccagée, des dizaines de marques de coups et d'entailles marquent cette dernière. Quelles que soient les créatures qui ont aménagées ici, elles n'aiment pas beaucoup le Dieu Nain. A la base de l'enclume se trouvaient cinq cavités un peu plus petites qu'un poing et finement creusées. Sur le mur du fond, se tenait une grande mosaïque insérée dans le mur, représentant une sorte de foyer : une grande flamme sous une arche en pierres dorées. L’oeuvre était assez bien conservée par rapport au reste du monastère : à l'exception d’une pierre manquante au sommet de l’arche, elle était complètement intact.
Mais alors que nous continuions notre fouille, la pièce s'est soudainement retrouvée plongée dans le noir complet. Une obscurité si opaque que même mes racines elfiques ne me suffirent pas pour voir quoi que ce soit. Avant que je ne puisse réagir à quoi que ce soit, j'ai senti comme un battement d'aile et une forme obscure s'est abattue sur moi, me recouvrant d'une sorte de membrane curieuse tandis que des tentacules puissants se resserraient sur moi. Au cri de surprise que j'ai entendu dans la pièce au même instant je pense que Peck a également été attaqué par une de ses choses. J'ai réussi à me débattre un temps et à blesser mon agresseur mais enfin c'est lui qui l'emporta alors que je sombrais une fois de plus dans l'inconscience.
J'ai repris connaissance dans la tour, aux alentours de midi. Peck était toujours inconscient. Reedus et Hinanodel ont réussi à se débarrasser des créatures qui nous avaient attaqué. Il s'agissait de mantes obscures, d'après Reedus, des créatures sinistres pouvant créer une obscurité artificielle pour aveugler leurs proies. Une technique ma foi fort efficace…
Nous allons nous reposer cette après-midi et nous retournerons probablement explorer les petites pièces fermées dans le couloir principal, nous ne nous aventurons pas plus loin ce soir. Si Peck reprend conscience d'ici là bien sûr..

28 Arodus 4 707 – Troisième entrée :
Nous sommes en début de soirée, le soleil ne se couchera pas avant encore au moins deux bonnes heures. Nous allons tenter de fouiller les deux petites pièces verrouillées que nous avions laissées ce matin puis nous retournerons passer la nuit dans la tour. Peck a repris connaissance mais il n'est pas en état de nous accompagné, il restera donc garder se reposer dans la tour. Nous devrons donc d'autant plus prudents.

28 Arodus 4 707 – Quatrième entrée :
Bien, nous n'avons rien trouvé de très intéressant dans ces petites pièces. La première était bloquée de l'intérieur, le cadavre de nain à l'intérieur me laisse pensé qu'il avait barricadé la porte avant de mettre fin à ses jours. Nous avons trouvé une petite fiole de poison, vide, à ses côtés. Il tenait également une tablette sur laquelle était gravé : "Pardonne moi, Sombre Père de la Forge, mon labeur ne sera jamais suffisant." Nous n'avons rien trouvé d'autre d'intéressant dans cette pièce et nous sommes donc partis vers la seconde.
La porte était verrouillée mais il y avait une petite ouverture en hauteur dans le mur à deux mètres sur la droite. Elle était trop petite pour un humain adulte, mais pas pour Reedus. Je l'ai donc aidé à grimper et il a pu passer de l'autre côté du mur. L'espace était divisé en deux petites pièces : une chambre avec deux lits et une petite salle de vie avec une table et quelques affaires. La porte était non seulement verrouillée mais elle était également piégée. Un amas de gravas était entreposé au dessus de la porte et si quelqu'un venait à ouvrir la porte, cela déclencherait la chute des pierres sur l'importun. Sur la table se trouvaient quelques oiseaux à moitié dévorées. Dans la chambre, Reedus trouva une pierre précieuse taillée dans la forme rappelait fortement les entailles dans l'autel-enclume de la grande salle.
Curieux nous sommes revenus dans la nef, les yeux rivés sur le plafond. Là, nous avons tenté d'insérer la gemme dans l'une des cavités et elle y rentrait parfaitement c'est alors qu’une vague d’énergie positive a commencé à irradier de l’autel,nous enveloppant tous les trois tandis en laissant retentir un chœur irréel de voix naines qui s’estompa peu de temps après. Quelle qu’est été cette magie, nous en sommes sorties revigorés et engailliardis.
Nous rentrons maintenant à la tour pour voir si Peck va mieux et se reposer à l'abri pour la nuit.

28 Arodus 4 707 – Cinquième entrée :
En sortant du monastère, nous sommes tombés nez à nez avec un kobold. Il semblait aussi surpris que nous de trouver quelqu'un ici et a tenté de s'enfuir en appelant à l'aide. Nous l'avons rapidement rattrapé et immobilisé avant de le traîner vers la tour pour l'interroger. 
Nous avons appris qu'il se nomme Gurtlekep, c'est lui qui vit dans la petite chambre où est entré Reedus. Il est là pour garder le monastère pour un certain Grise-fourrure, un Worg : un de ces loups monstrueux et rusés, qui hantent les contrés sauvages. Cela explique les touffes de poils que nous avons trouvé dans le bureau.
Les gemmes qui étaient dans l'enclume-autel sont dans la tanière des kobold, quelque part sous le monastère. L'entrée de leur repaire a un lien avec la sculpture mural dans la grande salle, la 'clef' est la pierre manquante, elle est entre les mains d'un autre kobold mais Gurtlekep ne sait ni qui, ni où. Il n'est apparement pas autorisé à rentrer. 
J'entends des bruits qui viennent de l'extérieur, des loups sont sortis du monastère et commencent à nous chercher.
Gurtlekep a reconnu les champignons que nous lui avons décrit, il y en a bien ici dans le monastère, Grise-fourrure en mange quelquefois.

28 Arodus 4 707 – Sixième entrée :
Quel idiot j'ai été, j'ai menacé Gurtlekep de le jeter en pâture à Grise-fourrure s'il ne parlait pas. Il a vite compris que des loups se trouvaient non loin et a commencé à faire un boucan du diable. Nous avons été obligé de l'assommer mais il était déjà trop tard, les loups nous ont repéré. Nous avons barricadé la porte avec ce que nous avons pu, quelques loups ont tentés d'enfoncer la porte en se ruant dessus de toutes leurs forces. D'en haut, Reedus et moi avons tiré nos arbalètes sur les bêtes pour les faire fuire. Reedus a même employé ses bombes incendiaire mais ni les carreaux ni les flammes ne parvenaient à décourager la meute. C'est là qu'une voix rauque a surgi de l'obscurité de la cathédrale, seuls deux yeux rouges malveillants brillaient dans l'obscurité : Grise-fourrure. Les loups commencèrent alors à se disperser, certains rentrant dans le monastère, d'autres disparaissant dans les bois alentour.


29 Arodus 4707 :
Le reste de la nuit a été plutôt calme, aucun incident n'a eu lieu, les loups n'ont pas tenté de nouvelle attaque contre la tour mais j'ai noté beaucoup de mouvements entre la forêt et le monastère pendant mon tour de garde. Mes camarades semblent avoir constaté la même chose. Quelque chose se trame ici et il vaudrait mieux que nous soyons partis lorsque cela arrivera. Et pour cela, il nous faut entrer dans la tanière de Grise-fourrure et récupérer ces champignons.
J'ai réussi à convaincre mes compagnons de la nécessité de traquer et détruire cette bête sinistre au plus vite mais le moral n'était pas au plus haut. Désormais nous avons toutes les cartes en main, à nous de tirer le meilleur de notre jeu.
Nous avons laissé Gurtlekep dans la tour menotté et entravé dans les toiles de l’araignée géante.

29 Arodus 4707 – Deuxième entrée : 
Pour la première fois depuis notre départ, tout s'est déroulé comme prévu. Nous sommes entrés en silence dans la pièce inexplorée. Là, nous avons trouvé deux loups endormis. Nous nous sommes alors déployés du mieux possible pour gérer l'espace. Cependant, les loups se sont réveillés avant que nous n'ayons pu frapper. C'est alors qu'apparut Grise-fourrure, caché dans l'ombre d'un escalier. Sans tarder je décrochais un carreau dans sa direction pour attirer son attention. Tandis qu'il s'avançait vers moi, Peck, Hinanodel et Reedus se chargèrent d'affronter les autres loups. Grise-fourrure nous lança une ultime menace, ses yeux rouges brûlant d'une haine sinistre. Sans perdre un instant je fit appel à la Chantétoile pour m'aider à punir cette créature monstrueuse et me lançais dans la bataille. La Chance m'a sourit car tous mes coups trouvèrent leur cible tandis que ce maudit Worg ne parvint qu'à me blesser légèrement. Alors qu'il s'apprêtait à porter une nouvelle attaque bondissante, je me suis glissé sous ses pattes pour lui porter le coup de grâce. Une fois la bête vaincu, mes camarades se sont empressés de le dépesser et de récupérer tout ce qu'il était possible d'en extraire : dent, pancreas, fourrure… Pendant ce temps, en fouillant la pièce j'ai trouvé un bouquet de champignons fleur-de-fer sous l'escalier, là où dormais Grise-fourrure. 

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Chapitre 1 : Le dernier espoir de Nid-du-Faucon (partie 1)

16 Arodus 4 707 : 
J'espère que ce forgeron est aussi doué qu'on le prétend, la route jusqu'à Nid-de-Faucon est longue et n’est pas des plus sûres.


22 Arodus 4 707 : 
J'ai dépassé Olfden il y a quelques jours, me voici en plein cœur du Val de Sombrelune. Le peu de gens que je rencontre sur la route m'observent avec méfiance. Le paysage quant à lui, y est majestueux. On peut apercevoir au loin les immenses étendues vertes des forêts de Sombrelune et d'Arthfell et où que l'on se trouve, les montagnes des Cinq Rois vous toisent de leur majesté millénaire.


23 Arodus 4 707 : 
En fin d'après-midi, j'ai enfin atteint les portes de Nid-du-Faucon. Après quelques regards sévères et une poignée de questions sur mes origines et le but de ma visite, les gardes m'ont finalement laissé entrer. Il m'a ensuite fallu trouver le forgeron, les gens d'ici ne sont pas commodes… mais vu leurs conditions de vie, qui pourrait les blâmer. J'ai entendu dire que le consortium qui exploite ces forêts possède toute la ville (certains à Olfden vont même jusqu'à dire qu'il possède aussi les habitants). Et on dit que toutes sortes de créatures rôdent dans les plaines et les forêts avoisinantes.
Enfin, j'ai fini par trouver ce Thorgil, le forgeron. A ma grande surprise, c'était un nain. Son nom aurait du me mettre la puce à l'oreille, mais d'ordinaire, seuls les elfes forgent ce genre de lames incurvées. Il ne n’était pas des plus chaleureux mais la lame qu'il m'a forgée est d'une qualité tout à fait remarquable.
La nuit tombant j'ai décidé de passer la nuit à l'auberge locale. Demain, je tenterai d'entrer en contact avec les autorités locales afin de voir si je peux gagner une poignée de faucons d'argent en chassant quelques créatures nuisibles.

23 Arodus 4 707 – Deuxième entrée :
En cherchant l'auberge, je suis tombé sur une jeune elfe malade qui s'est presque évanouie devant moi. Mes sorts curatifs ayant été sans effet je l'ai amenée à l'auberge pour qu'elle puisse se reposer. Maître Jack, le tenancier, est le premier homme chaleureux que j'ai rencontré depuis mon arrivé dans le Val. Il s'est empressé de se mettre aux petits soins pour la jeune femme, qu'il connaissait visiblement. A sa demande, je suis parti voir la botaniste locale, Lorell, afin d'obtenir un sérum ou un cataplasme pour la jeune femme.
Une fois sur place, j'ai appris que le mal dont souffrait la jeune elfe n'était pas inconnu aux habitants et que cette maladie étrange infectait le village depuis plusieurs jours. Elle me fit une rapide description de ladite maladie, ses symptômes, ses effets, ses origines et son mode de transmission.

#- Voir notes sur la maladie-#

C'est alors qu'est entré dans l'échoppe une étrange créature aux plumes sombres. L'être, mi-homme mi corbeau, était accompagné de deux enfants, une petite fille à l'air inquiet et un garçon quasi-inconscient. Lorell s’apprêtait à chasser l'intrus quand la jeune fille plaida en sa faveur : "Nan, c'est Peck, il est gentil. Il nous aidé à apporter Savram, il est malade.". Quintes de toux, perte de connaissances, crachat de sang, les symptômes parlaient d'eux même. Le jeune homme était atteint de la même maladie que l'elfe de l'auberge. Lorell, visiblement inquiète, s'adressa à la fillette en privé puis pris à part le corbeau et moi pour nous expliquer que le cas du garçon était grave.
Le corbeau se proposa alors de ramener le garçon chez son père, un ermite vivant à la lisière du village. Incertain des intentions de la créature (et probablement par curiosité) je décidais de le suivre. Après quelques minutes d'un silence pesant, la créature ouvrit la conversation. Notre échange fut bref car la ville n'était pas grande, mais elle m'a permis d'en apprendre plus sur la nature de mon interlocuteur. Son espèce se nomme les 'tengus', un peuple originaire des terres orientales. La Grande Rêveuse nous enseigne que toutes les créatures nocturnes ne sont pas maléfiques et quelle que soit la noirceur de son plumage, ce 'Peck' ne semblait pas mal-intentionné.
Les gardes de la ville, eux, ne partageaient visiblement pas mon avis et lorsqu'il le virent arriver, l'enfant malade dans les bras, ils s’empressèrent de le juger responsable. Et les mots de l'étranger que je suis n'aidèrent en rien à calmer la situation. Typique des gardes, ils sont si aveuglé par leur devoir qu'ils en oublient les gens qu'ils défendent. Alors qu'ils reprenaient l'enfant et chassaient le tengu, un bruit attira mon attention à la limite du rayon de ma lanterne.
Un homme-rat se tenait là, dissimulé derrière un tonneau et me fit signe de m'approcher. J'avais déjà entendu parler de ces créatures humanoïdes, parfois nuisibles et chapardeuses mais généralement simplement curieuses et incomprises. Vu comme les demi-elfes sont regardés, rien de surprenant à ce que des rongeurs d'une trentaine de kilos ne soient pas bien perçus. Enfin, toujours est-il que ce spécimen attira mon attention et profitant du fait que les gardes soient occupés, j’éteignis ma lanterne et me dirigea vers lui. Il disait connaître le père de l'enfant malade et vouloir lui apporter son fils, il me montra un passage pour sortir de la ville sans être remarqué si je pouvais récupérer l'enfant.
Hélas, les gardes avaient déjà récupéré l'enfant et je doutais de pouvoir les convaincre de me le confier. Je décidais néanmoins de sortir de la ville par le passage dissimulé afin de pouvoir informer son père de l'endroit où il se trouvait. L'homme-rat m'accompagna et, puisqu'il connaissait l’ermite, lui expliqua la situation. Ce dernier semblait peu réjouit de la nouvelle mais finit par se decider à aller chercher son fils auprès des gardes. Après ces aventures, je retournais à l'auberge de maître Jack afin d'informer l'elfe de mes découvertes concernant son état.
La jeune femme semblait avoir repris des couleurs et, après les présentations qui s'imposaient nous avons donc pu discuter de la situation avec Maître Jack, également présent. Son nom est Hinanodel, elle était venue rencontrer un contact en ville, mais ce dernier n'est jamais venu. D'après Jack, la raison est que l'homme en question a lui aussi été infecté il y a peu et n'est plus en état de sortir. En recoupant les informations que nous avions sur le champignon infectieux et les actions d'Hinanodel, nous avons émis l'hypothèse que le puit de Falcreux (c'est comme ça qu'ils appellent leur ville) pourrait être la source de la contamination.

23 Arodus 4 707 – Troisième entrée :
Maitre Jack a insisté pour que nous inspections le puits au plus vite afin de prévenir le village au plus tôt si notre théorie se révèle exact. Hinanodel, Jack et moi-même sommes donc partis examiner la source du village. En pleine nuit, même la vision elfique d'Hinanodel ne lui permit pas de sonder avec clarté les profondeurs du puits. Décidé à connaître le fin mot de cette histoire, je m'encordais à Bigadin, mon poney, avant de descendre en rappel au fond du puits. Nos doutes étaient bien fondés, juste au niveau de l'eau une étrange matière spongieuse, noirâtre et huileuse, couvrait les paroies pierreuses du puits. J'en pris un échantillon pour Lorell avant d'entamer ma remontée. Celle-ci s'avera plus difficile que prévu, et sans Hinanodel pour calmer Bigadin, j'aurais sûrement fini à l'eau.
Nous nous sommes ensuite rendus chez Lorell pour qu'elle puisse examiner l'échantillon récupéré. Je n'avais aucun doute quant à la nature de notre trouvaille, mais peut être que cet échantillon lui permettrait d'en savoir plus sur son origine ou la manière de le traiter. Lorsque nous sommes arrivés, la boutique de l'herboriste était toujours ouverte, Lorell se trouvait à l'intérieur, visiblement exténuée. Elle confirma nos soupçons concernant l'échantillon prélevé dans le puits mais semblait étonnée de cette découverte, arguant que ce champignon n'avait pas pu pousser là tout seul. J'en conclu donc que quelqu'un tentait d'empoisonner le village, mais avant que l'on ne puisse s'étendre sur le sujet, Lorell fut prise d'une inspiration et s'enfonça dans l'arrière boutique à la recherche de quelque chose. Après quelques marmonnement inaudibles elle revint avec un énorme livre et nous pointa du doigt une note au coin d'une page :

"Le brouet d'aracia trois fois il te faut prendre
Pour éloigner toux grasse, pourriture des boyaux
Lors que moisissure d'ébène vient à s'épandre
Mal qui vient de la terre, et pourtant vit dans l'eau"

Elle fit ensuite l'inventaire des matériaux requis pour la confection de cette décoction qui, selon elle, pourrait guérir le fléau qui infectait le village. Bien qu'elle possédait la plupart des ingrédients, quelques uns étaient manquants.

#- Voir notes sur les ingrédients -#

Après cela, nous sommes rentrés à l'auberge où nous avons informé Jack de nos découvertes. Ce dernier s'est alors empressé de monter la garde devant son établissement pour s'assurer que personne ne boive plus l’eau du puits. Quant à moi, j'ai regagné ma chambre pour réfléchir aux évènements et me reposer.

23 Arodus 4 707 – Quatrième entrée :
La raison voudrait que je quitte ce village avant de tomber malade à mon tour. Les autorités locales et les gros bonnets du Consortium ne feront apparement rien pour les habitants et ne paieront certainement pas un étranger pour partir à la recherche des ingrédients manquants. Je devrais partir vers une région plus prospère. Les Royaumes Fluviaux, peut-être..
Cependant, quelque chose me pousse à rester pour aider ces pauvres gens. Si personne n'agit, ils mourront… Au diable la raison, ma présence ici est une chance désespéré pour Nid-de-Faucon. Et je ne tourne jamais le dos à la chance. Demain, si cette elfe cherche toujours de l'aide pour aller chercher ces ingrédients, je l'accompagnerai.


24 Arodus 4 707 :
Cette matinée s'est révélée pleine de surprises. Alors qu'au petit matin j'annonçais à Hinanodel ma décision de l'accompagner, l'homme-rat de la veille est entré dans l'auberge, apparement à ma recherche. Jack n'était visiblement pas ravi de le voir dans son établissement. Mais cela ne semblait guère perturber le rongeur qui, après avoir réclamé des crêpes, se présenta sous le nom de Reedus. Il souhaitait également trouver un remède à la Souillure suite à un marché avec l'ermite. Mais avant que nous n'ayons eu l'occasion d'en discuter plus longtemps, l'homme-corbeau entra à son tour dans l'établissement, lui aussi à la recherche des deux étrangers. Kimi, la petite fille de la veille ayant commencé à montrer des signes d'infection et il cherchait donc également à trouver le remède contre la Souillure, comme Reedus et Hinanodel.
Les deux humanoïdes semblaient se connaître et l'homme-rat semblait avoir vis-à-vis de Peck un mélange de rancoeur et de méfiance. Le tengu l'aurait attaqué lors de leur précédente rencontre. Alors que je préparais mes affaires pour partir, leur querelle semblait s'envenimer d'avantage. Maitre Jack se racla alors bruyamment la gorge en allumant sa pipe. "Messieurs le temps presse, et puisque vous avez un but commun, peut-être pourriez vous mettre vos différends de côté jusqu'à ce que le village soit soigné. Qu'en dites vous ?". Ses paroles pleines de sagesse suffirent appartement à calmer les deux belligérants. Ainsi Hinanodel et moi-même purent leur expliquer nos objectifs et nous pûmes nous mettre d'accord sur l'itinéraire à emprunter. Jack nous offrit quelques provisions et nous entamèrent votre voyage.
La première étape sur notre route consistera à rejoindre le camp de bûcheron en lisière de la forêt. Hinanodel y connaît un rôdeur qui sera peut-être en mesure de nous renseigner sur l'emplacement de l'ancien de la forêt et sur la localisation des autres ingrédients.

* Hinanodel semble accompagnée par un lynx, une espèce de gros félin. Je crois qu'elle l'appel 'Nailo'. Pour elle, il ne s'agit pas d'un simple animal dressé mais d'un véritable compagnon. Vu ce dont l'Homme est capable, je comprends que l'on puisse chercher meilleur compagnie dans le monde animal.

24 Arodus 4 707 – Deuxième entrée :
Nous avons finalement atteint le camp, et nous campons un peu à l'écart pour la nuit. Le voyage fut plus long que ce que je ne le pensais. Notre camarade homme-rat nous ralentit avec tout son barda de fioles et de composantes alchimiques. En dehors de nos objectifs, nous n'avons pas vraiment pris la peine de discuter. Le voyage donc fut très calme et silencieux, comme je les aime. Je n'ai rien contre ces gens, même si je ne leur fait pas confiance. Ils ont certes décidé d'agir mais l'elfe n'avait pas vraiment le choix, et le rongeur le fait très certainement par profit. Le tengu quant à lui est un cas plus intéressant. Les gens du village ne semblent pas le porter dans leur coeur mais il prend quand même la route de l'aventure pour sauver leurs enfants alors que rien ne l'y forçait.
Enfin, quoi qu'il en soit nous avons trouvé ce rôdeur, Rhoddam. Il a pu nous indiquer la position de l'ancien de la forêt mais n'a rien pu nous apprendre de plus. Il nous a tout de même vivement déconseillé d'essayer de trouver la demeure de la sorcière de ces bois. Au moins maintenant, nous avons un cap.
Je suis surpris de voir avec quelle froideur les ouvriers nous ont accueilli. Même lorsque nous leur avons dit la raison de notre présence, ils nous ont à peine indiqué la cabane du contremaître. Ce dernier n'était pas bien plus bavard d'ailleurs. Je suis peut-être trop dur avec ces gens, il est normal que leurs conditions de vie les ai rendus aigris et méfiants.


25 Arodus 4 707 :
Rien de particulier à signaler durant la nuit. Nous avons repris la route au petit matin en direction de l'ancien de la forêt. Nous avons atteint le rivage du lac qui s'étend au centre de la forêt, la vue y est magnifique. Le soleil se reflète sur l'onde en un myriade de reflets irisés. Au loin quelques cygnes nous observent avec curiosité. La forêt, le lac… cet endroit me rappelle mon village natal. Hinanodel a trouvé un fennec pattes-de-feu blessé par un piège à loup non loin de la rive. Je vais aller voir si je peux aider à traiter l'animal.

25 Arodus 4 707 – Deuxième entrée :
Le fennec était un appât ; et le piège s'est refermé sur nous. Un archer nous a pris en embuscade avec deux ailes-rasoirs, des sortes de corbeaux de proie au bec ciselé et aux plumage noir et huileux . Avant même que je n'ai eu le temps de dégainer, l'un des oiseaux s'est jeté sur moi. J'ai réussi à le repousser au prix de quelques blessures légères mais alors que l'oiseau revenait à la charge, ce maudit homme-rat a jeté l'une de ses fioles dans ma direction. Cette dernière a explosé en vol, projetant une gerbe de flamme sur l'ailes-rasoir et moi-même. Si je n'avais pas été en mesure de me soigner rapidement, il aurait pu me blesser gravement. Peck s'est occupé du second oiseau, d'un seul coup de son pic de guerre lourd. Quant à Hinanodel, elle est parvenue à débusquer et à blesser l'archer. Ce dernier a alors tenté de s'enfuir mais Reedus l'a abattu d'un seul tir. C'était un tir remarquable. Il aurait été plus sage de tenter de l'attrapper en vie pour le questionner, mais mieux valait le tuer que le laisser s'enfuir.
L'archer était un hobgoblin mais rien sur son cadavre ne nous a permis d'en savoir plus sur son origine ou ses objectifs. Était-il simplement en train de chasser tout malheureux qui tomberait dans son piège ou nous attendait-il, nous, personnellement. Dans le second cas, qui aurait pu le prévenir de notre arrivée ? 

25 Arodus 4 707 – Troisième entrée :
Nous avons atteint la clairière de l'ancien de la forêt. Cet arbre est véritablement immense, il doit faire une bonne dizaine de mètres de diamètre et s’élève si haut que l’on ne peut même pas en apercevoir le sommet. Nous avons remarqué des corps en décomposition étalés sur les branches comme du linge sur un étendage. Pendant que j'écris ces lignes, Peck est en train d'escalader le grand arbre pour y collecter un peu de mouss..

25 Arodus 4 707 – Quatrième entrée :
Un serpent géant, il fallait que ce soit un serpent géant.. Cette horreur se cachait si bien dans l'arbre que je ne l'ai remarqué qu'à la dernière minute. Si je n'avais pas réagi plus tôt il me serait certainement tombé dessus de tout son poids. Ce reptile de plusieurs mètres de long était muni d'une paire de bras griffus. Il s'est jeté sur moi à une vitesse redoutable et m’a asséné plusieurs coups puissants dont l'un a passé ma garde. A cet instant Peck s'est jeté du haut de l'arbre sur la créature, tentant de lui asséner un coup de son pic de guerre depuis les hauteurs. Il plana sur quelques mètres et lorsqu'il fut juste au dessus se laissa maladroitement tomber droit sur la bête. Cette dernière, cependant, réagi suffisamment rapidement pour se dégager et éviter le coup. Sa riposte fut vive et mortelle, tous crocs et griffes dehors, elle commença à mettre Peck en pièces. Appelant la Déesse de la Bonne Fortune, j'assénais à la créature une frappe vertueuse qui détourna son attention de Peck avant que ses mâchoires ne lui arrache la tête. Une fois de plus la riposte fut immédiate et l'instant suivant je m'effondrais inconscient sur le sol, aux côtés du tengu.
Lorsque j'ai repris conscience, nous étions de retour sur la berge du lac. Peck et moi étions harnachés sur Bigadin.
Hinanodel m'a alors expliqué comment ses sorts nous tous deux ont maintenu en vie alors que son lynx et Reedus harassaient la créature ; qui finit par retourner se cacher dans l'arbre tandis que nos compagnions nous éloignaient du danger.
Je crois que nous allons prendre un peu de repos pour la soirée et passer la nuit ici.

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